Sur le modèle des jeux vidéo, se développent des "jeux sérieux" dans le domaine de l'éducation, de la formation, de la santé ou... du recrutement.
Lu dans le magazine MGEN Filia de juin 2012, l'encadré suivant :
"Même si elle fait l'objet d'études, l'efficacité des jeux sérieux reste encore difficile à mesurer, en particulier lorsqu'ils concernent les processus complexes de la connaissance. Mais on ne peut leur nier un certain impact.
"Aux Etats-Unis, le jeu American Army, destiné à faire la promotion de l'armée américaine, s'est révélé l'outil de recrutement le plus efficace auprès des jeunes de 16 à 25 ans", explique Julian Alvarez. Ce chercheur milite auprès des enseignants pour qu'ils s'intéressent davantage aux jeux et aident leurs élèves à développer leur esprit critique, en particulier sur les risques d'instrumentalisation. "Je suis assez étonné de voir que certains enseignants mettent en avant le jeu Energyville dans le but de sensibiliser les jeunes au développement durable, alors que son concepteur est une compagnie pétrolière. Il s'agit d'être vigilant !"
QU'EST-CE QUE LE REEL AUJOURD'HUI ?
Mardi, 15 Mai 2012 22:05
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APTE organise un
APERITIF-PROJECTIONS-EXPERIMENTATIONS-ECHANGES
sur le thème
réel et images, réel et médias, réel et technologies...
(réalité augmentée, réalité virtuelle, etc.)
QUELLES CONSEQUENCES EDUCATIVES ?
qui se tiendra le
MERCREDI 30 MAI 2012 de 18h30 à 21h00
à POITIERS, locaux APTE.
mastodonte !
Vendredi, 04 Mai 2012 18:18
Un article de 01.net, daté du 4 mai 2012, indique que la moitié des accès aux sites Internet se fait en France via Google !
Michel BUTEL, le créateur de ces drôles d'objets, dans l'unvivers de la presse, qu'ont été l'Autre journal, l'Azur ou Encore, récidive en proposant L'IMPOSSIBLE, un mensuel disponible en kiosque et par abonnement. L'IMPOSSIBLE est aussi passionnant que ses précédentes publications.
A noter, dans le numéo 2, d'avril 2012, un entretien de XAVIER DE LA PORTE avec BENJAMIN BAYART, le président de FDN (une association "fournisseur d'accès à Internet"), à propos du réseau Internet.
Extraits : (...) XP - Y a-t-il selon toi une vraie différence entre les politiques de droite et les politiques de gauche ? BB - (...) Par exemple dans le débat de la neutralité du Net, il y a divergence entre Laure de la Raudière, qui a traité le sujet côté UMP, et Christian Paul, côté PS. La neutralité du réseau, c'est le fait que le réseau garde un comportement complètement passif, et permette tous les possibles. Un réseau non neutre est un réseau dans lequel un fournisseur d'accès privilégie tel service plutôt que tel autre, parce qu'il touche un petit pourcentage ou qu'il a pris des parts dans ce servioce - c'est pourquoi, par exemple, Dailymotion fonctionne mieux que Youtube sur Orange, parce qu'Orange est actionnaire de Dailymotion et pas de Youtube. Laure de la Raudière estime que la main invisible du marché va réguler et garantir la neutralité du réseau par la libre concurrence, que les gens iront vers des fournisseurs d'accès garantissant la neutralité plutôt que vers les autres. Christian Paul considère au contraire que cette main invisible ne fonctionne pas - surtout quand cinq opérateurs seulement se partagent le plus gros du marché. (...) XP - Il y a un courant identifié qui milite pour que le code informatique soit appris dans les écoles. Tu penses que ça devrait être le cas ? BB - Oui. Bien sûr. Il faut avoir fait à l'école un peu de programmation comme on fait un peu de mathématiques et un peu de physique. Il faut comprendre que ce n'est pas magique. (...) XP - (...) Facebook (...) BB - Ce truc n'est pas le produit d'Internet. C'est le produit du libéralisme que permet le réseau. Mais le réseau ne se résume pas au libéralisme. Si on veut comprendre ce que l'Internet peut produire, il vaut mieux réfléchir sur la base de ce qu'est le mail. Le mail, c'est un autre service que tout le monde utilise et dont la particularité est de ne pas avoir de centre, contrairement à Facebook. Ce qui est intéressant, c'est la manière dont le mail s'est fait. Il s'est fait comme Internet s'est toujours fait. Par discussion et par consensus. (...) Facebook, c'est le contraire. Ils ont implémenté un truc. Ils ont dit : regardez, c'est rigolo, c'est cool, c'est fun, utilisez-le. Comment c'est fait ? On ne sait pas. Ca ne s'appuie sur aucune norme. Avec qui vous discutez pour savoir comment le faire marcher ? Personne. Si la boîte coule, le réseau disparaît. C'est vraiment le contraire de l'Internet, même dans son modèle de développement. Ils ont pris beaucoup à la communauté. (...) Facebook se comporte en pur parasite. (...)
Il y a deux bonnes raisons (au moins !), en ce moment, de se rendre sur le site web de REPORTERS SANS FRONTIERES.
La première est l'article "RISQUE DE SURVEILLANCE EN LIGNE GENERALISEE AU NOM DE LA LUTTE CONTRE LE TERRORISME", dans lequel RSF pose un certain nombre de questions pertinentes suite aux déclarations de N. Sarkozy visant à poursuivre pénalement “toute personne qui consultera de manière habituelle des sites Internet qui font l’apologie du terrorisme ou qui appellent à la haine et à la violence.” Les questions de RSF : A partir de quand une personne qui visite un portail violent posera-t-elle un danger à l’ordre public et sera-t-elle considérée comme un criminel ? On peut consulter régulièrement un site sans jamais adhérer à la cause qu’il défend. Qui dressera la liste des sites considérés comme terroristes ou à surveiller ? Sera-t-elle rendue publique ? Enfin, qui assurera cette surveillance ? Quels seront les moyens de contrôle pour prévenir tout risque de dérive et d’abus ?
La seconde est la récente publication du rapport annuel de RSF dans lequel on constate que la France est placée "sous surveillance" aux côtés de la Turquie, de l'Egypte ou encore de la Russie, en raison de ses pratiques de contrôle d'Internet (notamment à travers les lois HADOPI et LOPPSI 2).
Il faut en effet rappeler qu'il est maintenant possible à des enquêteurs d'installer des logiciels mouchards sur les odinateurs des particuliers et que des sites web peuvent être rendus invisibles par simple décision administrative.
Il y a parfois d'énormes différences entre ce que les images publicitaires ou les images des emballages montrent et la réalité du produit. Le site "photos non contractuelles"http://www.photos-non-contractuelles.fr/ en fournit de nombreux exemples.
Le programme officiel de français de la classe de 1ère des séries technologiques a été modifié et un nouveau programme s'applique cette année. Il inclut un paragraphe relatif à l'éducation aux médias que nous reproduisons ci-dessous.
L'EDUCATION AUX MEDIAS
Durant toute leur scolarité au lycée, les élèves font un usage régulier d'outils et de supports numériques pour chercher, organiser et produire de l'information ou pour communiquer dans le cadre de leur travail scolaire. Par ailleurs, ils sont encouragés à pratiquer des activités utilisant différents médias (radio, presse écrite, audio-visuel principalement). Cet usage courant ne signifie pas pour autant qu'ils en comprennent les logiques fondamentales ni qu'ils aient une conscience claire des enjeux et des incidences de ces technologies sur leurs modes de penser et d'agir. Il est donc nécessaire de leur faire acquérir une distance et une réflexion critique suffisantes pour que se mette en place une pratique éclairée de ces différents supports, en leur montrant ce qu'ils impliquent du point de vue de l'accès aux connaissances, de la réception des textes et des discours, de l'utilisation et de l'invention des langages, comme du point de vue des comportements et des modes de relations sociales qu'ils engendrent.
"L’Accord commercial anti-contrefaçon (ACAC ; en anglais Anti-Counterfeiting Trade Agreement : ACTA) est un traité international multilatéral concernant les droits depropriété intellectuelle.
Le champ d’action de l’ACTA s’étend aux marchandises, notamment aux produits contrefaits, aux médicaments génériques ainsi qu’aux infractions au droit d’auteur surInternet1. Le titre du traité suggère en effet que l’accord ne couvrirait que la violation de brevets, mais le texte en lui-même aborde aussi les infractions au droit d’auteur dans le contexte d’« Internet et des technologies de communication »1.
Il vise à établir un nouveau cadre juridique que des pays peuvent rejoindre volontairement2 et à créer son propre organisme de gouvernance en dehors des institutions internationales déjà existantes (comme l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle ou les Nations Unies)3.
Le jour même de sa signature par l’UE, le 26 janvier 2012, Kader Arif, son rapporteur au Parlement européen, démissionnait, dénonçant l’ensemble du processus ayant abouti à la signature de l’accord définitif4, qu’il qualifie de mascarade. Il fait part des menaces que ce texte fait peser sur la société civile, de l’absence de prise en comptes des revendications du Parlement européen concernant les atteintes aux droits individuels, et de manœuvres pour que le traité soit adopté avant que l’opinion publique ne soit alertée5. En Pologne, le même jour, la signature de ce traité conduisait à de fortes manifestations6.
L’absence de transparence des négociations7,8 avait déjà suscité de vives critiques, les dispositions du nouvel accord s’annonçant bien plus complètes et restrictives que celles déjà prévues par l’ADPIC (accords de l’OMC sur la propriété intellectuelle), négociées à la fin du cycle d’Uruguay du GATT en 1994. (...)"
"C’est la dernière semaine de préparatifs avant notre départ pour Bombay, dimanche matin à l’aube. Nous, c’est Micha Patault, photoreporter, réalisateur d’Atomic City, et moi, Sarah Irion, journaliste radio.
Nous nous apprêtons à tourner Are Vah ! pendant quatre semaines. Le documentaire est né dans l’esprit de Micha, il y a environ un an. Are Vah ! sera un webdocumentaire, mais aussi un reportage photo, et un documentaire radiophonique."
Ainsi commence le journal de bord que vont tenir Micha et Sarah à propos de la réalisation de leur webdocumentaire, de la nécessaire recherche de fonds jusqu'à la diffusion.
L'Internet est un festin, c'est l'image forgée par Rob Goodman, cité par Xavier de la Porte, oralement dans son émission Place de la Toile, sur France Culture, et, sous forme écrite sur Internet Actu.
“Je veux soumettre une (...) image”, dit Goodman, “(...) celle d’une table qui grince, craquant sous le poids d’immenses verres et assiettes pleins de boissons et de victuailles, et nous, sur notre chaise, trop épuisés pour nous lever, nos bouches trop engourdies pour sentir un quelconque goût, juste capables de tendre le bras pour saisir un nouveau met.”
Google va regrouper toutes les données qu'il détient sur nos pratiques, nos centres d'intérêt, nos contacts, etc. Inquiétant ? Inquiétant.
Ci-dessous un extrait de l'article publié par Le Monde le 25 janvier 2012 :
Le groupe du moteur de recherche a annoncé, mardi 24 janvier, une révision profonde des conditions d'utilisation de ses services et de sa politique de confidentialité, destinée, selon Google, à fournir des recherches, mais aussi des publicités, plus personnalisées.
Ces changements entreront en vigueur le 1er mars pour les titulaires de comptes Google (...)
Selon ces nouvelles règles, Google pourra regrouper les informations provenant de plusieurs services, autrefois séparés, et disposer ainsi d'une vision globale des utilisateurs. Concrètement, la refonte entraîne la fusion de soixante règles d'utilisation en une seule, destinée à régir la quasi-totalité des produits Google, comme la messagerie électronique Gmail ou le réseau social maison Google+. "Pour résumer, nous vous traiterons comme un utilisateur unique à travers tous nos produits", déclare Alma Whitten, une responsable de Google chargée des questions de confidentialité.
Peut-être l'occasion de rappeler qu'il existe des propositions alternatives. Exemple : le moteur de recherche IXQUICK qui, contrairement à Google, ne conserve aucune trace des recherches que vous effectuez.
A APTE, nous nous intéressons à tout ce qui touche aux représentations : les représentations médiatiques (c'est-à-dire la façon dont les médias nous montrent le monde), les représentations personnelles ou collectives (c'est-à-dire la façon dont nous construisons nos visions du monde). Et ce qui est au coeur de nos préoccupations c'est le lien entre les unes et les autres.
Par ailleurs, nos travaux de veille, de compréhension et de vulgairsation du numérique nous conduisent à guetter ce qui se passe autour de la mise à disposition de données par les Etats et les organismes publics, ce qu'on nomme bien souvent, même en pays francophone, l'open data.
Ce double intérêt vient de nous conduire à explorer la proposition "Vous n'habitez pas chez vous" concoctée par la Fing, OrangeLabs, EverydataLab et Owni, proposition qui croise la question de la représentation que l'on se fait de l'endroit où l'on habite et la question de l'open data en France.
Différentes pages explicatives viennent ensuite compléter le test réalisé.
DP
Bonne année 2012 !
Vendredi, 30 Décembre 2011 16:34
politique et médias
Vendredi, 09 Décembre 2011 10:52
Politis n°1180 de cette semaine publie un intéressant "dossier medias" : "la politique fait le show".
livres blancs
Jeudi, 08 Décembre 2011 11:57
Les "livres blancs" constituent une source d'information souvent intéressante. De nombreuses organisations en publient. Un site web les recensent : leslivresblancs.fr
Parmi les catégories à explorer : médias, accès à Internet, réseaux sociaux, télévisions et radios numériques...
PLACE DE LA TOILE
Samedi, 03 Décembre 2011 18:48
L'émission PLACE DE LA TOILE, toujours aussi passionnante. PLACE DE LA TOILE, France Culture, le samedi, de 18 h00 à 19h00. (Oui, jour et heure de diffusion ont changé.) Et, bien sûr, sur le web : http://www.franceculture.fr/emission-place-de-la-toile
FAIT DIVERS(ION)
Mardi, 29 Novembre 2011 20:04
Entendu, samedi matin (le 26/11/11), au tout début de l'émission le secret des sources, sur France-Culture (émission peut-être parfois intéressante), un "petit son" de Pierre BOURDIEUà propos des faits divers :
MEDIAS ET CLASSES POPULAIRES
Lundi, 21 Novembre 2011 14:54
On pourrait dire de ce livre qu'il est : nécessaire et passionnant. Il a pour origine la thèse de sociologie soutenue par Vincent GOULET. Il rend compte de la recherche qu'il a menée, dans la banlieue de Bordeaux, pour tenter de répondre aux questions : Quels sont les rapports que les gens de milieux populaires entretiennent avec les informations (l'actualité) ? Qu'en font-ils ?
Extraits de la préface de Patrick CHAMPAGNE :
"Si l'on sait depuis longtemps que la réception d'un message n'est pas passive mais active, et donc qu'il ne suffit pas d'analyser un message en lui-même et pour lui-même pour en déduire sa réception (...) encore faut-il en tirer les conséquences pratiques au niveau de la recherche. (...) Vincent Goulet va s'établir durant trois ans dans un quartier populaire de la banlieue de Bordeaux pour observer les comportements des habitants, participer à des conversations informelles dans les espaces publics, y nouer avec certains des relations amicales et y faire des entretiens en règle. (...) Il montre ainsi l'existence de résonnances thématiques avec ce qui touche à la famille et aux enfants (les enlèvements, la pédophilie, etc.), ou avec ce qui peut leur faire accepter leur position de dominé (les accidents et les catastrophes naturelles, les échos sur la vie des peoples qui sont autant de situations où riches et pauvres sont égaux devant le destin), ou encore l'attirance pour les jeux de hasard ou l'attente d'événements extraordinaires qui feront irruption dans une vie sans avenir marquée par une précarisation croissante.
(...) A partir de configurations de couples et de familles différentes, l'auteur détaille les nombreux usages qui peuvent être faits des informations, notamment comme instrument d'accumulation de capital culturel et de capital symbolique, comme manière d'assumer une position dans le couple ou encore comme instrument d'éducation des enfants (...). (...) Il appartient à ces livres de sciences sociales rares qui interrogent le lecteur sur lui-même parce qu'ils exercent des effets sur ces propres catégories de perception ordinaires.
MEDIAS ET CLASSES POPULAIRES, les usages ordinaires des informations, Vincent GOULET, INA Editions, 2010, 20 €
XXI
Lundi, 07 Novembre 2011 21:55
Il y a, au moins, trois bonnes raisons de lire le dernier numéro (16 - Automne) de la revue XXI : - un entretien avec Bernard Stiegler, où sa pensée s'exprime clairement (ce qui n'est pas toujours le cas des écrits de Stiegler) ; - des photographies de familles Roms aisées, en Roumanie, images qui viennent un peu contrebalancer les images dramatiques vues dans les médias d'actualité ; - la description, dans l'édito, du modèle économique de la revue, sans publicité.
Actuellement en kiosque, 15 € (si ce n'est pas la pub qui finance, c'est le lecteur).